Au Canada, la santé et la sécurité au travail ne relèvent pas du fédéral : chaque province et territoire applique sa propre loi en matière de SST, son propre organisme de réglementation et ses propres priorités d'application. Autrement dit, il n'existe aucune liste nationale unique à laquelle un exploitant multi-usines peut se comparer.
Ce qui demeure constant d'une province à l'autre, c'est la méthode : la plupart des organismes provinciaux sont passés à un ciblage des inspections fondé sur le risque, en s'appuyant sur les taux de blessures et de maladies, la fréquence des incidents et l'historique de conformité pour décider où concentrer leurs efforts, plutôt que d'inspecter selon une rotation fixe et prévisible.
Pour un directeur ou une directrice SSE responsable de 100 à plus de 500 sous-traitants répartis dans plusieurs usines (souvent situées dans plus d'une province) ce modèle fondé sur le risque signifie qu'il n'existe aucune liste où vérifier si votre établissement précis y figure pour ensuite respirer plus à l'aise si ce n'est pas le cas.
Les critères de sélection et les priorités sectorielles changent d'une année à l'autre et d'une province à l'autre, et se dire «nous n'avons pas été ciblés cette année» n'est pas une stratégie. C'est un pari, et un pari de plus en plus difficile à gagner à mesure que le nombre de provinces où vous exploitez augmente.